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Prix Hervé GHESQUIÈRE

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Bio

Hervé GHESQUIÈRE

Hervé GHESQUIÈRE chez lui au Touquet. Une plage chère à son enfance.
Hervé GHESQUIÈRE en reportage sur les internes de médecine

    Message de Sandrine GHESQUIÈRE

"Ce prix est un très bel hommage rendu à Hervé Ghesquière, mon époux et aux valeurs qu’il incarnait.

La création du prix qui porte son nom honore sa mémoire en récompensant des confrères ayant accompli, en profondeur et à travers un livre, ce qui paraissait à Hervé l'essence même du journalisme: une longue enquête, un long reportage sur des terrains pas forcément lointains mais souvent délaissés. Reporter lui-même, Hervé pensait que la noblesse du métier est d'abord d'aller voir et de raconter la réalité, fût-elle dérangeante. Tremper la plume dans la plaie, disait Albert Londres, conscient que tout peut être dit à condition d'avoir approché au plus près d'autres pays, d'autres villes, d'autres hommes.

 

Hervé était natif de Lille, a grandi à Marcq-en-Baroeul et vivait à Meudon. Il était tombé amoureux de la Corse.

Lorsqu’Evelyne Adam lui propose de participer au premier salon littéraire d’Oletta en juin 2016, pour la promotion de son livre « La Blessure. Sarajevo, 20 ans après la guerre » publié aux éditions Don Quichotte, Hervé fonce! Alors qu’il venait tout juste de démarrer son protocole thérapeutique pour lutter contre son cancer.

Hervé était très heureux de présenter son livre, de partager son récit avec le public Corse. Il donnera même une conférence en plein air avec le Dr Bernard Benedetti, médecin humanitaire fondateur de médecins du monde. Malgré son handicap, Hervé retrouve son éloquence et sa parole se libère : tous deux avaient parcouru les mêmes zones de conflits. Je me souviens encore de leurs regards croisés mais convergents sur la condition humaine en terrain de guerre, de leurs constats respectifs, de leur révolte et surtout de leur incroyable capacité de résilience.

 

Hervé avait le désir de raconter l’histoire dans la grande Histoire. Il avait la curiosité du monde, le besoin de bouger, de vérifier, de comprendre, de rapporter ses émotions, sa réflexion et ses doutes. La liberté revêtait chez lui un sens absolu. Elle était sans doute inscrite dans ses gènes. Elle était le moteur de sa vie, sa boussole, le nerf de sa guerre, qui l’affranchissait de tout. Elle se déclinait dans toutes les composantes de sa vie et le portait dans tous ses projets, le mettant sans cesse en mouvement. Pourvu qu’elle lui permette d’étancher sa soif insatiable de

connaissances et de compréhension, dans une quête permanente de vérité et de justice.

 

Ses premières armes, il les a faites en ex-Yougoslavie. L’expérience douloureuse de sa détention en Afghanistan aux côtés de Stéphane Taponnier et de leur traducteur Rezza, lui a appris à résister et à rester debout. Cette expérience marque un tournant dans sa vie, renforçant sa conviction profonde de devoir relater les événements au plus proche de la réalité. D’où sa volonté de se mettre à l’écriture pour prendre du recul. C’est pourquoi, 20 ans après, il décide, alors que nous nous installions tout juste chez nous, de repartir à Sarajevo, afin de revisiter l’histoire de la Bosnie-Herzégovine. Cet événement était révélateur de son exigence, de la constance de ses engagements et de son souci d’autrui.

 

Le courage d’être soi l’a emporté sur la victimisation. Etre soi pour Hervé, c’était vivre ce qui est à vivre, maintenant, dans l’urgence. Ayant pratiqué le rugby, il avait souvent entendu cette phrase qui dit que sur le terrain et dans une équipe il n’y a pas de passagers, il n’y a qu’un équipage. La liberté, n’était belle qu’avec les autres. Ses amitiés étaient à l’image de la force de sa générosité et de son ouverture aux autres. Il aimait par-dessus tout, croiser les destins, réunir ses amis, d’ici et d’ailleurs, rire et discuter sans fin, autour de bons mets et de bons vins. Hervé était lucide et tenace. Il savait manier l’humour et l’autodérision, assumait ses choix, ne remettait jamais au lendemain. Il voulait toujours être utile.

 

Son ultime combat fut celui de la maladie, incurable, qu’Hervé a affronté avec dignité, en restant dans l’action et dans l’autonomie, sans jamais perdre le fil de l’actualité. Il croyait à l’éducation et à l’information. Comme Victor Hugo, il aurait pu dire : « la liberté commence où l’ignorance finit. »

Permettez-moi de remercier encore et toujours, tous les amis et confrères d’Hervé, ses proches, tous ceux qui ont soutenu Hervé dans tous ses combats et qui restent attachés à sa mémoire. Avec une pensée pour ses parents qui seraient très fiers de lui.

 

C’est un bonheur partagé de continuer à faire vivre pour nous l’âme et le tempérament d’Hervé Ghesquière, passionné par son métier. Il était heureux et cela l’enthousiasmait de partager sa raison d’être avec nous.

Et c’est pour cela me semble t’il qu’Hervé, par son énergie et ses convictions insufflera ce Prix littéraire ».

Sandrine Ghesquière

 
 

In the Press

Journaliste à France Télévisions, Hervé Ghesquière, ancien otage en Afghanistan, est mort mercredi 14 juin à l'âge de 54 ans des suites d'une longue maladie. Avec Stéphane Taponier, ils avaient été détenus pendant 547 jours, entre le 30 décembre 2009 et le 29 juin 2011.

"Hervé Ghesquière s'en est allé. Ce grand reporter ancien otage s'est battu avec courage force et humour", a écrit sur Twitter le directeur de l'information de France Télévisions, Yannick Letranchant.

"France Télévisions lui doit beaucoup"

Hervé Brusini, qui a été son rédacteur en chef lorsqu'il travaillait pour le magazine "Pièces à conviction", sur France 3, se souvient avec émotion d'Hervé Ghesquière : "Il aimait être là où se passent les fracas des guerres mais à sa façon, avec des pas de côté et des colères, dit-il. Les journaux et surtout les magazines de France Télévisions lui doivent beaucoup. (...) En particulier pour ce qui est de l’ex-Yougoslavie ou du Rwanda."

Né à Lille en 1963, Hervé Ghesquière était passionné de rugby, précise France 3 Nord-Pas-de-Calais, ajoutant qu'il a travaillé à Fréquence Nord et a été enseignant à l'université de Valenciennes et à l'École supérieure de journalisme de Lille. Depuis 2012, il travaillait pour le magazine "Envoyé Spécial".

           FRANCE INFO

Les deux journalistes de France 3 retenus en otage en Afghanistan depuis 18 mois, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ont été libérés mercredi 29 juin.

Les ex-otages attendus jeudi en France. Les deux journalistes sont attendus à l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines) où ils devraient atterrir vers 8 h 30 et seront accueillis par Nicolas Sarkozy. Ils sont "dans un état de santé physique et moral étonnamment bon", selon un responsable de l'ambassade de France à Kaboul par laquelle ils ont transité mercredi.

La chaîne de télévision France 3 a assuré également mercredi que les deux journalistes étaient en bonne santé. "Ils sont en très bonne forme physique, ils sont en très bonne forme morale", a confié Pierre Babey, un journaliste de la chaîne qui a pu aller à leur rencontre peu après leur libération. La bonne santé des ex-otages a été confirmée par Alain Juppé, ministre des affaires étrangères.

Lire : Les événements de la journée

"Ils sont libres !"Les deux journalistes étaient détenus depuis exactement 18 mois. A cette occasion, leur comité de soutien avait organisé une manifestation près du parvis de Beaubourg, à Paris. Alors qu'ils rangeaient leurs banderoles, les manifestants ont appris la libération de MM. Ghesquière et Taponier.

Raphaëlle Bacqué, journaliste au Monde était présente à ce rassemblement (...)  Le rassemblement s'achevait, quand ils reçoivent un coup de fil de Nicolas Sarkozy, qui leur annonce la libération.

Une pluie d'hommages pour le reporter disparu : Le journaliste Hervé Ghesquière, ancien otage en Afghanistan, est décédé mercredi à l'âge de 54 ans. Les hommages se multiplient pour saluer la mémoire de cet homme engagé et son professionnalisme.  

Le journaliste Hervé Ghesquière, grand reporter à France Télévisions qui avait été retenu en otage 18 mois en Afghanistan, est décédé mercredi. Il avait 54 ans. France Télévisions «s'associe à la peine de son épouse, de sa famille et de ses proches, ainsi que de celles et ceux qui, au sein de l'entreprise, l'ont connu et apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles», selon son communiqué.

Après l'annonce du décès du grand reporter, les hommages ont afflué. 

Elise Lucet

Salut Hervé Très grand respect mon ami pour l'homme que tu étais, pour le journaliste hors pair et sans concession. Chapeau bas!

Audrey PULVAR

Grande tristesse à l'annonce du décès de notre confrère et ami #HervéGhesquiere Qu'il repose en paix, après tant d'années de combats.

Marie Drucker

Se souvenir d'un grand journaliste et d'un homme courageux. Pensées à sa famille.

Envoyé spécial

Notre ami et confrère Hervé Ghesquière est parti cet après-midi. Nous pensons très fort à sa famille et à ses proches. #EnvoyeSpecial

         PARIS MATCH

          LE MONDE

L'université de Valenciennes n'oublie pas Hervé GHESQUIÈRE

Par 

L'Observateur du Valenciennois
vendredi 2 juillet 2010 à 15h03min

Depuis 184 jours, les deux reporters de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sont retenus en otage en Afghanistan dans la province de Kapisa, réputée pour être particulièrement dangereuse.
A l’université de Valenciennes, là où Hervé Ghesquière, journaliste originaire de Marq-en-Baroeul, dispense des cours depuis 2004 au sein de la licence pro JORIS (Journaliste Rédacteur d’images et sons), on ne les oublie pas.

Une promotion « Hervé Ghesquière » à Valenciennes

Michel Pommeraie, directeur des études des formations en audiovisuel et multimédia, ainsi que l'ensemble de son équipe pédagogique ont en effet décidé de baptiser la promotion JORIS 2009-2010, la promotion «Hervé-Ghesquière».
Une première pour l'université de Valenciennes. «Il y a eu un débat entre nous», à l'issue du jury de soutenance de diplôme de fin d'année de la licence pro, « et il en a été décidé ainsi », explique Philippe Basquin, son ami et responsable de la licence JORIS. «c'est une manière pour nous d'apporter notre soutien et de montrer que l'on ne l'oublie pas», poursuit-il. « Hervé est un passionné et est très attaché à l'université de Valenciennes », racontait Philippe Basquin au mois d'avril dernier lorsque l'inquiétude était à son comble au moment de la diffusion de la vidéo enregistrée par les Talibans preneurs d'otages.

Aujourd'hui, l'inquiétude est la même. Y compris du côté des élèves qui ont connu Hervé Ghesquière. En effet, depuis quelques jours, beaucoup d'entre aux postent des messages de soutien sur le site Internet de l'université de Valenciennes. 
Comme en témoigne ce message posté le 24 juin dernier  : « Hervé Guesquière est l'un des professeurs  qui m'a le plus marqué pendant ma formation JORIS. Egal à sa réputation, il n'a pas été avare de conseils et de critiques, sur le fond et la forme des reportages que nous produisions. Je le respecte pour son exigence et sa passion pour le métier de journaliste, même si je n'étais pas forcément d'accord avec lui (…)  Je doute qu'écrire un mot puisse soulager un peu sa famille. En tout cas, je n'oublie pas Hervé Guesquière, je n'oublie pas Stephane Taponnier, et j'espère de tout coeur les voir revenir en France sains et saufs ».

Disparition d'Hervé Ghesquière

Hervé Ghesquière est mort le 14 juin 2017 à l'âge de 54 ans

A l'Université, dès la première promotion Joris en 2004, Hervé Ghesquière est un pilier de l'équipe pédagogique. Il transmettra sa conception rigoureuse et sans concessions du journalisme à cinq promotions d'étudiants jusqu'à ce mois de décembre 2009, où il avait été pris en otage en Afghanistan.Lors de la genèse de la licence professionnelle, séduit par le caractère innovant du projet, il avait tout de suite dit oui pour y participer. Son exigence, sa probité et son intégrité mais aussi son fort tempérament ont conquis les étudiants, comme son humour et sa générosité les collègues et personnels du département DREAM.

Après sa captivité, il reviendra une fois en janvier 2012 partager son expérience auprès de la promotion qui porte son nom. Si ses occupations ne lui permettaient plus d'être aussi disponible, il demandait souvent comment allait la licence.

AULNOY-LEZ-VALENCIENNESÀ l’université, le souvenir d’Hervé Ghesquière ne s’estompera pas

La mort du journaliste a entraîné une vague « de grande tristesse » à l’université, où il avait enseigné jusqu’à son enlèvement. Le président Abdelhakim Artiba se souvient d’un professionnel « exigeant et respecté »(...)

François Gérin | 15/06/2017 La VOIX du NORD

 

News & Events Candidatures Prix Hervé Ghesquière 2020 à venir

Contact

Evelyne ADAM Présidente du prix littéraire Hervé GHESQUIÈRE

evelyne.adam@prixherveghesquiere.com

 

Association Prix Hervé GHESQUIÈRE

Maitre Antoine Casubolo-Ferro cabinet d'Avocats de l'Association du prix Hervé GHESQUIÈRE

50 Bis avenue de la Grande Armée

75017 - PARIS

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